Les grandes entreprises devraient aussi promouvoir les créations d'entreprises par leurs salariés lorsque ceux-ci sont porteurs de projets prometteurs.

 

Dans le cas où l'activité relève du même domaine, l'entreprise du salarié est parfaitement capable de l'accompagner et même de prendre des participations dans le capital qui pourraient être revendues par la suite à l'ancien salarié. Celui-ci aurait plus de possibilité de se lancer car il obtiendrait des aides de son entreprise et, en cas d'échec, il pourrait éventuellement, sous condition, la réintégrer.

 

Dans le cas où l'activité relève d'un domaine complètement différent, il faudrait développer le phénomène de l'essaimage qui existe déjà mais, hélas, à très faible échelle. Il permet à un salarié souhaitant créer ou reprendre une entreprise d'être assisté par son employeur et de recevoir des aides. Certaines compagnies acceptent une réintégration au bout de quelques années, d'autres ne le souhaitent pas.

 

Un grand nombre de sociétés ont découvert de nouveaux produits ou services, mais les laissent « dormir ». faute de politique d'extension, d'un marché trop petit ou pour d'autres raisons plus ou moins fondées. Pourtant certains de ces brevets pourraient être exploités et développés par des créateurs d'entreprises.

 

Il existe aussi des brevets inexploités dans les centres de recherche d'avant-garde comme le CNRS, le CEA, des universités, etc. Il serait très intéressant pour des créateurs de se pencher sur les études de ces organismes et de s'entretenir avec les chercheurs qui les soutiendraient car ils seraient flattés de favoriser l'exploitation industrielle de leurs projets.

 

Ce sont quelques voies parmi d'autres dont tout Gouvernement pourrait s'inspirer afin de promouvoir la création d'entreprises ambitieuses avec des projets nationaux et internationaux. Nous pourrions devenir un pays leader dans la création de Start-up innovatrices et prometteuses, car nous avons des chercheurs et managers de premier plan. Il faut se préoccuper des créations d'entreprises - c'est essentiel mais il faut aussi penser au long terme et augmenter le nombre d'entreprises de tailles moyennes car cela manque à notre pays notamment pour la recherche et pour l'exportation. Nous pourrions retrouver une croissance plus importante, réindustrialiser le pays et rester l'un des leaders de l'économie mondiale.

 

Dernière remarque: il faut réfléchir aux moyens d'inciter les banques à prendre davantage de risques; elles devraient accorder des prêts aux entreprises sans toujours demander une caution au dirigeant sur ses biens personnels ...

 

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ISBN 978-2-37028-018-3

© Jean Melki, 2015

ANNE RIDEAU ÉDITIONS